Et bien, en dépit du principe de précaution, nous franchissons la frontière panaméenne…et pour la franchir, faut la franchir. C’est une rivière qui sépare les deux pays à cet endroit et un très long pont relie les deux berges, un treeees long pont de métal rouillé avec des grands troues rafistolés par des planches en bois vacillantes. Glup ,Ca commence bien !
Nous avons eu des versions un peu plus modérées sur la situation par d’autres touristes qui reviennent du panama et nous sommes accompagnés d’une famille de touristes américains et d’un allemand. La situation n’est pas dangereuse mais assez fastidieuse pour nous, pauvres touristes ! Pour arriver jusqu’au port a 25km pour prendre le bateau jusqu aux îles de bocas del Torro, il nous aura fallu 4 heures en alternant, les courts trajets en taxi, les franchissements à pieds des piquets de grèves (arbres au milieu de la route, pneus en feu et gentils autochtones, la machette à la main) et les 2 km à pieds sous le soleil a 40° avec bien sur sac à dos sur le dos !
Ce n est donc pas sans mal que nous arrivons à Bocas del torro. Nous avions réservé un hôtel el tresoro escondido complètement isolé à l’autre bout de l’île. L’endroit tenu par une suisse est très agréable quoique envahi pas les insectes en tous genres ! Nous nous reposons quelques jours de notre périple. Nous faisons une journée d’excursion pour découvrir les îles environnantes et le corail, tout simplement magnifique (voir les photos)
Mais entre temps la situation ne s’est pas arrangée au niveau de la grève, elle a même empirée. Il n’est plus du tout possible d’emprunter la route pour retourner au costa rica. Un agent de l’office de tourisme rencontré par hasard nous informe que des bateaux seront affrétés pour évacuer les touristes vers le costa rica,le lendemain. Nous convenons de se recontacter le lendemain à 9h. A 8h45, nous apprenons que le bateau par à 9h30. Nous nous préparons nos affaires à la hâte et suivons les indications de l’office de tourisme. Nous nous présentons au service d’immigration de l’aéroport pour obtenir notre visa de sortie. Apres 3 et demi de négociations et d’attente avec d’autres gringos dans la meme situations, nous obtenons finalement l’indispensable cachet de sortie.
Direction le ´port´, nous embarquons dans des petits bateaux prévus pour 10 personnes à douze avec des bagages ( !!!). A ce moment là, nous n’avons aucune idée de l’endroit ou le bateau va nous déposer. C’est finalement sur une plage déserte que nous débarquons, quelques surfeurs nous regardent sortir de nos navires de fortune, nous les 36 gringos venant de nulle part. Je demande à notre comité d’accueil si on est toujours au Panama. Et bien non nous sommes au Costa Rica, à Manzanillo, Oups ! on est illegaux sur le territoire ! Il nous faut retourner à la frontière du côté Costaricain pour obtenir le visa d’entree. Apres une quarantaine de minutes de taxi, nous voila les gringos au poste de frontière costa ricain. On se présente soulagé avec nos passeports, pour montrer notre joli tampon de sortie du Panama. Et la l’officiel nous apprend que le tampon n’est pas valide car on est arrives par bateau et que le tampon sur notre passeport et pour le transport aérien. Vous devez retourner à la frontière panaméen nous dit-on….Tain tain !!! la suite au prochaine épisode